Par Mamadou Sèye
Il faut parfois regarder la politique comme un match de Coupe d’Afrique des Nations pour en comprendre la profondeur stratégique. Tout n’est pas agitation, tout n’est pas duel frontal, et surtout, tout ne se joue pas au moment où la foule crie le plus fort. Il y a des temps de fixation, des temps de circulation, des temps de temporisation. Et surtout, il y a des passeurs et des finisseurs. Ce que Ousmane Sonko a réussi ces derniers mois relève précisément de cette intelligence du jeu : fixer l’opposition, l’aimanter sur sa personne, avant de passer la balle à Bassirou Diomaye Faye pour aller jouer plus haut.
La haine, la détestation, parfois obsessionnelle, que Sonko suscite dans certains cercles politiques a produit un effet paradoxal : l’opposition ne joue plus contre un projet, elle joue contre un homme. Et lorsqu’on joue contre un homme, on oublie le collectif. Sonko l’a compris très tôt. Il a accepté d’être le point de fixation, le joueur constamment marqué, parfois violemment, pendant que le jeu réel se déployait ailleurs. C’est dans ce moment-là qu’il a passé la balle à Diomaye. Proprement. Efficacement. Sans bavure.
L’élection de 2024 n’a pas seulement porté un homme au pouvoir ; elle a installé une architecture politique. Sonko a organisé la dynamique populaire, structuré l’imaginaire, fixé le tempo idéologique. Diomaye, lui, a reçu la balle dans les meilleures conditions pour conduire l’action institutionnelle. Et depuis, le jeu se déroule exactement comme prévu, malgré les cris, les commentaires et les analyses pressées.
Ceux qui s’imaginent une rivalité ou une brouille confondent la politique avec la psychologie. Sonko et Diomaye peuvent avoir des approches différentes sur certaines questions, c’est même sain. Mais la divergence d’approche n’est pas la divergence de cap. Le cap, lui, est clair, partagé, assumé. Et c’est ce cap qui rend l’opposition folle, car elle ne sait plus où attaquer.
La scène de la visite des élèves au Palais présidentiel est, à cet égard, hautement révélatrice. Face à ces jeunes, Bassirou Diomaye Faye déclare tranquillement que le prochain locataire du Palais sera peut-être Ousmane Sonko, ajoutant qu’il prie pour cela. En politique, surtout au sommet de l’Etat, ce type de propos n’est jamais improvisé. Il est réfléchi, mesuré, envoyé comme un signal. Et le signal est limpide : le pouvoir ne se pense pas hors de Sonko, mais avec lui, autour de lui, dans une continuité maîtrisée.
La réaction de l’opposition à cette déclaration a frôlé la panique. Non pas parce qu’elle révélait une information nouvelle, mais parce qu’elle rendait visible une réalité qu’elle refuse d’accepter : le “pire” scénario pour Sonko n’est pas son effacement, mais la reconduction de Diomaye en 2029. Rires. Voilà où nous en sommes. La détestation est telle que même la stabilité du camp au pouvoir est vécue comme une défaite personnelle à infliger à Sonko.
Mais posons la question sérieusement : si Diomaye rempile en 2029, est-ce une défaite pour celui qui l’a installé au pouvoir en 2024 ? La réponse est évidemment non. Ce serait même la preuve éclatante que Sonko demeure l’architecte central du système politique en place. L’architecte n’est pas celui qui coupe le ruban à chaque inauguration ; c’est celui qui conçoit la structure, choisit les matériaux, anticipe les charges et décide de la solidité de l’ensemble.
La visite de Diomaye à la mère de Sonko, lors de sa tournée économique en Casamance, s’inscrit dans cette même logique. Ce geste, profondément symbolique dans notre culture politique et sociale, a provoqué une irritation presque hystérique chez certains opposants. Pourquoi ? Parce qu’il détruit, par un simple acte humain et politique, le récit de la rupture, de la rivalité, de la mise à distance. Il rappelle que le lien n’est pas conjoncturel, mais organique.
Pendant ce temps, l’opposition continue de s’agiter dans un espace qui n’est pas le sien. Elle s’invite à un bal pour lequel elle n’a ni cotisé ni répété. Elle prend fait et cause pour le Président contre Sonko, croyant ainsi fracturer le camp au pouvoir, alors qu’elle ne fait que confirmer sa propre marginalité stratégique. Rires. On ne gagne pas un match en commentant la relation entre le passeur et le finisseur.
La vérité est brutale mais simple : le pouvoir n’échappera pas au binôme Sonko–Diomaye en 2029. Si Diomaye reste, Sonko reste central. Si Diomaye passe la balle, Sonko est là pour conclure. Dans les deux cas, l’opposition est anéantie, non par la force, mais par l’absence totale de scénario crédible. Elle ne propose rien, n’anticipe rien, ne structure rien. Elle réagit. Toujours trop tard.
Et pendant qu’elle réagit, Sonko est déjà aux affaires. Pas seulement par une fonction formelle, mais par l’influence, par la centralité idéologique, par la capacité à structurer le débat public et à définir les termes du jeu. Rires. Il a fixé l’opposition, passé la balle, et regarde le jeu se dérouler depuis une position de maîtrise.
Dans une Coupe d’Afrique des Nations, les grandes équipes ne gagnent pas en courant dans tous les sens. Elles gagnent en maîtrisant le tempo, en épuisant l’adversaire, en frappant au bon moment. La balle est désormais dans la surface. Et ceux qui sont encore en tribunes peuvent continuer à siffler : le match, lui, se joue ailleurs.
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