Après le Magal, la ferveur continue…

Touba s’éveille ce matin dans un silence relatif, comme si la cité prenait le temps de digérer la marée humaine qui l’a envahie hier. Les rues portent encore les traces du passage des fidèles : les stands de café Touba qui n’ont pas tout à fait rangé leurs marmites, les marchands qui replient leurs bâches en saluant les retardataires, et ces groupes de pèlerins qui, valises à la main, prolongent le séjour d’une ultime ziyara.
Le Magal, c’est un jour, mais son esprit déborde largement de son calendrier. Les mots des guides religieux résonnent encore dans les cœurs, comme des rappels à l’humilité, à la solidarité et à la foi agissante. Dans les concessions, on raconte les retrouvailles, on commente la foule, on se repasse les photos, on rit des mésaventures : un portable perdu dans la marée humaine, un car parti sans un cousin resté acheter des beignets, un déjeuner où le thiébou yapp a suffi à nourrir deux fois plus de convives que prévu.
Ce matin, Touba respire à un autre rythme : celui du retour. Sur toutes les routes du pays, les cars et les bus reprennent leur ballet, ramenant les pèlerins vers leurs villages, leurs quartiers, leurs villes. Des ruelles de Saint-Louis aux rives du fleuve à Podor, des artères de Ziguinchor aux marchés de Kaolack, chacun emporte un peu de Touba dans ses bagages. Parce que le Magal, ce n’est pas seulement hier : c’est un souffle qui se prolonge, et qui, déjà, donne rendez-vous… à l’année prochaine.

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