Le Sénégal, la fin du chantage médiatique déguisé

Par Mamadou Sèye

Depuis l’arrivée des nouvelles autorités, un fait s’impose : le Sénégal a changé de posture face aux pressions extérieures. La gouvernance se veut transparente, méthodique et surtout hermétique aux tentatives de chantage médiatique, même celles que certains habillent d’un vernis d’influence internationale. Depuis longtemps, un certain magazine s’est illustré par une méthode bien connue dans plusieurs capitales africaines : alterner publi-reportages grassement facturés et articles à charge destinés à intimider ceux qui s’obstinaient à refuser les gros chèques. Aujourd’hui, cette mécanique éprouvée se heurte à un mur. Les nouvelles autorités sénégalaises respectent la presse, mais elles ne craignent personne. Et c’est précisément cette absence de peur qui fait dérailler les anciennes stratégies d’intimidation.

A défaut de pouvoir imposer ses codes, le magazine ressort les vieilles ficelles : micro-événements transformés en crises d’Etat, dossiers mineurs grossis pour créer des sensations artificielles, comme les “affaires” autour de Cheikh Diba, la supposée “dette cachée”, ou encore cette histoire de “ministre des Finances ayant tenté de démissionner”. Autant de sujets que l’on gonfle à l’hélium pour masquer leur vacuité, dans l’espoir d’alimenter l’idée d’un pays en turbulence. La vérité, c’est que ces dossiers sont d’une importance dérisoire, sans impact institutionnel ni enjeu structurel. On tente simplement de compenser l’impossibilité de reproduire les anciennes méthodes de pression.

Face à cela, la riposte de l’Etat sénégalais est d’une simplicité désarmante : la transparence. Lorsqu’un pouvoir n’a rien à cacher, qu’il assume ses arbitrages, ses chiffres et ses décisions, plus aucune rédaction ne peut lui dicter son comportement. Le Sénégal peut respecter les médias, dialoguer avec eux, leur ouvrir l’information, mais il ne tremble plus. La crédibilité se construit par les actes, pas par des opérations de communication achetées ou extorquées. Et désormais, ceux qui misaient sur la peur découvrent qu’ils n’ont plus de levier.

Cette séquence révèle une chose : un pouvoir qui avance dans la clarté ne craint aucun récit fabriqué. Le Sénégal n’est plus un terrain où l’on instille la panique pour pousser à la négociation. Le pays avance, maître de ses choix, et les tentatives extérieures de créer artificiellement des crises montrent simplement que l’époque du chantage médiatique est terminée.

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