Par Mamadou Sèye
Le méga défilé militaire de Pékin n’était pas un simple spectacle. C’était un appel aux peuples du monde, une gifle sonore à l’arrogance impérialiste. Les fusées dressées comme des colonnes de feu, les soldats au pas d’acier, les drones planant comme des oiseaux rouges : tout disait une seule vérité – le temps de la domination occidentale s’achève.
Quand Mao proclamait que « l’impérialisme est un tigre de papier », il annonçait déjà ce jour. Le dragon rouge a grandi, nourri de la sueur des ouvriers, de la patience des paysans, du sang des martyrs de la révolution. Aujourd’hui, il crache ses flammes, et les tigres de papier de Washington et de Bruxelles tremblent dans leurs palais de verre.
Mais camarades, ne nous y trompons pas : cette démonstration n’est pas seulement chinoise, elle nous appartient aussi. Car chaque missile hypersonique exhibé est une insulte aux bombes de l’OTAN qui ont dévasté Bagdad et Tripoli. Chaque rang de soldats disciplinés est une revanche sur les chaînes du FMI qui étranglent nos villages et nos cités. Chaque drapeau rouge qui flotte au vent est un signe envoyé aux peuples du Sud : le maître n’est pas éternel, l’ordre impérial peut être brisé.
A Dakar, Bamako, Caracas, Hanoï, Soweto, La Paz et Gaza, le message est clair : organisez-vous, unissez-vous, levez-vous. Les humiliations que nous avons subies ne sont pas une fatalité. Le rugissement du dragon chinois est aussi le nôtre, si nous savons retrouver l’esprit de résistance et la certitude que l’histoire est de notre côté.
« Là où il y a oppression, il y a résistance. » Aujourd’hui, les chaînes de l’impérialisme craquent de toutes parts. Le spectacle de Pékin n’est pas un mirage, c’est une promesse : celle d’un monde où les peuples du Sud n’avanceront plus à genoux, mais debout, le poing levé.
Peuples du Sud, écoutez ! Le dragon rouge a rugi. A nous maintenant de répondre par nos propres rugissements.