Par Mamadou Sèye
Dans son Message à la Nation du 31 décembre 2025, le Président de la République a annoncé l’injection de 51 milliards de francs CFA destinés aux programmes de développement communautaire, notamment le PUDC, le PUMA et PROMOVILLES. L’intention est limpide : relancer l’action publique de proximité et accélérer la transformation des territoires longtemps relégués à la périphérie des politiques nationales.
Mais précisément parce qu’elle émane du sommet de l’Etat et qu’elle porte sur un montant aussi significatif, cette annonce appelle une exigence renforcée de cohérence, de méthode et de lucidité administrative.
Car 51 milliards de francs CFA ne sont pas un simple signal politique. C’est un engagement lourd, mesurable, traçable, et donc évaluable. Lorsqu’une telle somme est annoncée pour une structure existante comme le PUDC, la question centrale n’est pas de savoir si l’investissement est légitime — il l’est — mais si l’appareil chargé de l’absorber est aujourd’hui en capacité optimale de le faire.
Or, il serait intellectuellement malhonnête de ne pas le dire : le PUDC fonctionne actuellement au ralenti. Non pas à l’arrêt, non pas en faillite, mais dans une dynamique affaiblie, marquée par des lenteurs, des retards et une perte de souffle organisationnel. Ce constat n’est ni polémique ni partisan. Il est partagé, à voix basse, par de nombreux acteurs de terrain.
Le PUDC fut pourtant, il y a encore peu, l’un des programmes les plus dynamiques de l’Etat sénégalais. Capacité d’exécution rapide, visibilité immédiate des réalisations, proximité avec les communautés rurales : cette phase a existé. Elle prouve une chose essentielle : le problème du PUDC n’est pas génétique, il est conjoncturel et managérial.
Dès lors, annoncer 51 milliards de francs CFA sans poser publiquement un état des lieux rigoureux pose un problème de séquençage de l’action publique. Car l’argent, dans ce cas précis, n’est pas le point de départ naturel de la relance ; il devrait en être l’aboutissement.
Le cœur de la difficulté se situe ailleurs : dans la gouvernance interne, le pilotage opérationnel et la gestion des ressources humaines. Le PUDC dispose encore d’un personnel expérimenté, connaissant les territoires, les contraintes sociales, les réalités locales. Ce capital humain existe. Il n’est ni marginal ni obsolète. Mais il est insuffisamment valorisé, parfois désorienté, et trop souvent maintenu dans un climat organisationnel peu propice à la performance.
Un point mérite d’être dit sans détour : un climat apaisé est une condition de réussite, pas un luxe administratif. Dans toute structure publique, et plus encore dans un programme de terrain comme le PUDC, la tension interne, le flou hiérarchique et le déficit de reconnaissance produisent mécaniquement du ralentissement. Non par mauvaise volonté, mais par fatigue institutionnelle.
Injecter 51 milliards de francs CFA dans un tel contexte, sans correction préalable, reviendrait à demander à une organisation fragilisée de courir un sprint sans reprise d’entraînement. Le risque est connu : consommation budgétaire élevée, attentes politiques fortes, mais résultats en deçà des promesses.
C’est ici que l’arrivée du ministre Déthié Fall change fondamentalement la donne. Sa réputation de rigueur, son attachement aux données fiables, son exigence de résultats mesurables introduisent une nouvelle norme dans le pilotage des programmes publics. Mais cette exigence ne peut produire ses effets que si toutes les informations sont mises sur la table, sans fard ni complaisance.
Le moment est donc stratégique. Le PUDC a besoin non pas d’un simple refinancement, mais d’une remise à niveau méthodique : audit opérationnel, clarification des responsabilités, pacification du climat interne, redéploiement intelligent des compétences, contractualisation des objectifs. C’est à cette condition que les 51 milliards annoncés deviendront un levier réel de transformation, et non un simple exercice de communication budgétaire.
Il ne s’agit pas ici de contester la parole présidentielle, mais de la protéger. Car lorsque les résultats tardent, la responsabilité remonte toujours vers le sommet. Dans une gouvernance de rupture, la vérité administrative est un devoir politique.
Le PUDC peut repartir. Il en a les moyens humains, l’expérience et la légitimité territoriale. Mais il ne repartira durablement que si l’on accepte une évidence : l’argent ne corrige pas les failles managériales ; il les amplifie lorsqu’elles sont ignorées.
Les 51 milliards de francs CFA annoncés constituent donc une opportunité. Peut-être même la dernière avant que le programme ne bascule dans une routine inefficace. Il appartient désormais à la direction du PUDC, sous l’autorité du ministre Déthié Fall, de démontrer que cette confiance financière peut être honorée par une gouvernance à la hauteur.
En réalité, tout a déjà été dit. Le ralentissement constaté s’explique en grande partie par des choix de gestion récents, notamment l’écartement de certains agents de terrain qui avaient pourtant accompli un travail remarquable. Ces agents, par leur engagement et leur connaissance du terrain, constituaient un maillon essentiel de la dynamique du programme. À titre d’exemple, M. Saliou Faye, dont le professionnalisme et l’implication ont largement contribué aux résultats obtenus, illustre parfaitement cette situation.
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