« Ces équipes-là… »
Il avait déchainé une vague de protestations et d’indignation, lorsqu’après la victoire de son équipe en seizièmes de finale (3 – 2 après prolongations), il y était allé de son commentaire condescendant. « On connait ces équipes-là, elles perdent leur structure tactique vers la fin du match ». Rudi Garcia, le sélectionneur français de la Belgique avait essayé de repréciser sa pensée « pour couper court à toute ambiguïté ». Selon lui, « ces équipes-là » renvoyaient aux « équipes qui n’ont pas l’habitude de gérer un avantage dans ce type de match de niveau de Coupe du monde » et patati et patata…
Comme si le Sénégal n’avait jamais disputé de rencontres de coupe du monde… Ou comme si, à chaque fois qu’il avait mené au score, il s’était fait rejoindre… Le comble, c’est qu’il s’était trouvé, jusque dans les rangs des suiveurs de l’équipe nationale du Sénégal et des supporters des équipes africaines, des « disciples » qui avaient fait leurs ces propos qui n’avaient aucun fondement, ni scientifique, ni technique, encore moins psychologique. On l’a dit et répété ici, depuis que le foot est foot, des buts de dernière minute on en encaisse et l’on en encaissera aussi longtemps qu’on jouera au ballon rond.
Garcia l’a réappris à ses dépens, ce vendredi en quarts de finale de cette même Coupe du monde. Son équipe qui était revenue au score 11 minutes après l’ouverture de la marque par les Espagnols, s’est fait poignarder à la 88e mn. Sans qu’il eût trouvé la parade. Certes, pour ses « Diables rouges », il n’était pas question de « tout faire pour protéger leur but » (d’autant qu’ils ne menaient pas au score, comme le Sénégal face à eux en huitièmes). Mais juste de conserver ce score de parité qui les aurait conduits aux prolongations. Ce qui, a priori, est moins compliqué.
Or donc, son équipe s’est effondrée et sa théorie concernant « ces équipes-là » avec. A moins qu’il range désormais sa formation en bonne place parmi celles qui se déstructurent en fin de partie. D’ailleurs, il en connait plus qu’un bout, ce M. Garcia vu ses états de service en clubs. Car selon Opta, le technicien français de 62 ans a perdu le plus de matches en L1 après avoir mené par 2 buts à 0. Avec St-Etienne face à Monaco (2 – 3) en 2001, avec Le Mans contre Lyon (2 – 3) en 2007 et avec Lyon au profit de Lille en 2021. Selon l’entreprise de statistiques, aucun technicien n’a fait pire au 21e siècle.
Cela devrait lui apprendre que les vérités d’un jour (voire même de plusieurs jours) ne sauraient être considérées comme vérités d’Evangile. Surtout en football. Et c’est pour cela d’ailleurs, que c’est le jeu préféré des Hommes. Rudi Garcia devait réviser ses cours et revisiter des (contre)performances avant de fanfaronner un soir de victoire. Il vient d’être rattrapé par ses turpitudes. Ses « disciples » non plus ne doivent pas avoir fière allure…
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