Par Mamadou Sèye
A quoi bon discuter de mots ? “Dette cachée”, “hors bilan”, “emprunt fantôme” : peu importe. Le FMI, la Cour des comptes et les faits sont là pour dire l’évidence : la dette publique a explosé à 118 % du PIB. Et derrière ce chiffre, il y a un carnage économique. Un pays saigné à blanc, des caisses publiques vidées, des générations futures hypothéquées. Tout cela au nom de l’ambition de quelques-uns, au mépris de l’intérêt du peuple.
Les gouvernants d’hier ont méthodiquement trompé le Sénégal. Ils ont enterré des dettes, maquillé les comptes, gaspillé des milliards dans des projets inutiles ou mal conçus. Et pendant ce temps, les populations ont souffert, affrontant des pénuries, des services publics en déliquescence, la précarité, et même la mort de certains laissés pour compte par un Etat absent ou complice. Chaque hôpital délabré, chaque route mal construite, chaque salaire impayé est une trace de ce pillage.
Et pourtant, certains osent encore se présenter en donneurs de leçon. Cette haine tenace contre Sonko et son équipe, comme l’a expliqué Diomaye Faye, s’explique par le fait que le leader de PASTEF a osé renverser le bol des malfaiteurs. Ceux qui ont saigné le pays ont vu leur domination remise en cause, et au lieu de se repentir, ils crient au scandale.
Il faudra un jour trouver l’argent et construire des prisons dignes de ce nom, non pas pour des criminels ordinaires, mais pour accueillir les prédateurs de l’économie, ceux qui ont méthodiquement hypothéqué l’avenir du Sénégal pour des privilèges de caste. Ce n’est pas de la vengeance : c’est de la justice. Le pays a trop souffert pour que ces crimes économiques restent impunis.
Le régime actuel agit pour rétablir la vérité, restaurer la transparence et protéger la République. Et c’est là que le rôle de Sonko et de son équipe devient héroïque : ils ont sauvé le pays d’une implosion économique programmée, au prix de critiques incessantes, de calomnies, et parfois de menaces personnelles. Leur courage doit être reconnu, et non diabolisé.
Le FMI et les institutions internationales ne font que confirmer ce que tout le monde pressentait : les caisses ont été vidées, les dettes dissimulées, les projets surfacturés. Chaque franc perdu est un sacrifice imposé aux Sénégalais, chaque erreur volontaire un affront aux générations futures.
Le temps n’est plus à la diplomatie feutrée, aux rapports apaisés ou aux discours creux. Il est temps de dire la vérité, de traduire les coupables devant la justice et de restaurer la souveraineté économique du Sénégal. Que ceux qui ont pillé notre pays rasent les murs, que la République reprenne ses droits, et que le peuple retrouve enfin ce qui lui a été volé.
Ceux qui ont enduré, qui ont souffert et qui ont vu leurs proches sacrifiés pour l’incurie d’autrui méritent réparation. Et ceux qui ont sauvé le pays d’une implosion programmée méritent respect. Plus jamais le Sénégal ne doit être pris en otage par des prédateurs en col blanc.