Diomaye, la clarté face aux ténèbres du bavardage

Par Mamadou Sèye

Il est des temps où l’histoire impose silence aux petites gens. Car lorsque surgit un homme d’Etat qui sait exactement ce qu’il veut, la médiocrité des bavards se révèle avec une cruauté implacable. Bassirou Diomaye Faye, cinquième Président de la République, appartient à cette race rare : il ne balbutie pas, il ne tergiverse pas, il ne cède pas aux jeux mesquins. Il a dit, avec une tranquillité solaire, qu’il avait le meilleur des Premiers ministres. Point.

Mais le Sénégal est ainsi fait : au lieu de célébrer l’intelligence d’un duo qui redessine notre architecture institutionnelle, certains préfèrent inventer des querelles d’alcôve, comme s’ils espéraient voir se fissurer l’édifice que le peuple a bâti de ses mains. Ils n’analysent pas, ils colportent. Ils ne proposent pas, ils insinuent. Ils ne critiquent pas, ils cancannent.

Il faut relire l’histoire : PASTEF, bien avant d’accéder au pouvoir, avait déjà théorisé la nécessité de diminuer les pouvoirs du Président pour renforcer ceux du Premier ministre. Ce projet, loin d’être une improvisation, est une cohérence politique. Et voici que Diomaye, fidèle à cet esprit, affirme qu’il lui faut un Premier ministre « super fort », solide, doté de la carrure pour incarner cette ambition.

Ce qui gêne, ce n’est pas cette logique limpide. Ce qui dérange, c’est que dans un pays habitué aux Présidents-soleils entourés de satellites dociles, voici un Chef d’Etat qui choisit de partager, de dialoguer, de se confronter même à son plus proche compagnon. Et quand il dit qu’il a le meilleur des Premiers ministres, ce n’est pas flatterie : c’est reconnaissance de la valeur d’un allié, c’est l’élégance de l’intelligence politique.

Puis vint le remaniement ministériel. Et soudain, comme par réflexe, certains groupes se sont mis à trembler. Leur angoisse s’est trahie dans leurs discours : ils crient à la dictature, à la confiscation des pouvoirs, à l’hégémonie du Premier ministre. Mais ce glissement fantasmé, ils sont les seuls à le voir. La vérité est plus simple, plus brutale : ils ont peur. Peur de ce qu’incarne ce gouvernement. Peur d’être rattrapés par la promesse du Président lui-même, répétée à Thiès en pleine campagne : “les voleurs et détourneurs, je les poursuivrai jusque dans leurs derniers retranchements.” Voilà ce qui les tenaille, voilà ce qui les fait hurler.

Pendant ce temps, que font ces détracteurs ? Ils se perdent dans la couture des costumes, dans la couleur des boubous, dans l’ordre protocolaire des épouses qui servent à table. Pitoyable. Voilà donc leur opposition : une opposition de vestiaire, une opposition de cuisine, une opposition de rumeur.

Diomaye les regarde avec cette sérénité glaciale qui est le privilège des hommes sûrs d’eux. Sonko les renvoie à leur propre vacuité, comme un miroir qui ne reflète que du vide. Et le peuple, lui, ne s’y trompe pas : il sait que le vrai combat se joue sur la souveraineté, la justice sociale, la réorganisation de l’Etat — pas sur les ourlets d’une chemise.

A ceux qui espéraient une rivalité, il ne reste que l’amertume. A ceux qui misaient sur une fracture, il ne reste que le ridicule. Car Diomaye et Sonko, loin de s’opposer, bâtissent ensemble une pratique politique nouvelle, où l’unité se conjugue avec la fermeté, où l’intelligence supplante l’intrigue, où le service de la nation écrase les égos.

Le Sénégal avance.
Le duo tient.
Et les détracteurs, eux, s’enlisent dans leurs bassesses.


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