MADIAMBAL EN FUITE, LÂCHE AVEU DE CULPABILITE : IL EST TEMPS DE ROMPRE AVEC LERONRONNEMENT DU DEMOCRATISME BOURGEOIS ET PETIT-BOURGEOIS

Par Madièye Mbodj, vice-président Pastef -Les patriotes

La lâche fuite en cours du patron de presse Madiambal Diagne abandonnant aux mains de la justice ses
associés que sont son épouse, ses deux enfants et son marabout personnel, loin de constituer « un pied de
nez » à l’endroit des autorités du pays, illustre plutôt l’hypocrisie et la fourberie de nombre d’acteurs de « la
société civile et politique » sénégalaise. Le sieur Madiambal, à la suite d’une notification d’interdiction de sortie
du territoire national, a choisi de ne pas déférer à une convocation de la Division des Investigations Criminelles
(DIC), liée selon des informations rendues publiques, à un rapport de la Cellule nationale de traitement des
informations financières (CENTIF) l’impliquant, lui et ses proches, dans une opération immobilière suspecte
d’un montant de 21 milliards de FCFA. Le Pôle Judiciaire Financier a lancé contre lui un mandat d’arrêt
international.
La démocratie, comme le nom l’indique, c’est le pouvoir du peuple. PASTEF, que personne ne s’y trompe, a
accédé au pouvoir non pas essentiellement grâce aux vertus du prétendu « modèle démocratique sénégalais »,
mais bien d’abord et avant tout en misant sur l’adhésion,
l’organisation, la mobilisation et la lutte des masses populaires des villes et des campagnes de notre pays :
c’est aussi sur ces mêmes « armes miraculeuses » que PASTEF devra s’appuyer pour réussir sa mission dans
le nouveau contexte, mutatis mutandis, de l’exercice du pouvoir d’Etat au Sénégal. « La révolution n’est pas un
diner de gala », enseigne le président Mao. Cette vérité, les dirigeants, responsables, militants ou simples
citoyens sympathisants de PASTEF l’ont vécue dans leur chair et dans leur sang, au prix de sacrifices inouïs
faits de complots sordides subis, de violences, d‘emprisonnements, de tortures et de pertes de vies humaines.
Quelque 18 mois après la victoire de la révolution le 24 mars 2024, la nouvelle opposition milliardaire, les
tenants du système déchu veulent se voir servir sur un plateau d’argent un illusoire retour au pouvoir ! Ils
continuent d’infester les moindres pores du régime en place, jusque-s-y compris dans ses sphères les plus
hautes, ce qui n’est du reste ni un secret ni une singularité sénégalaise, mais plutôt un phénomène habituel
inscrit dans le cours de la lutte des classes rythmant la marche des nations. L’affaire Madiambal est assez
édifiante : quand l’autorité emprunte les escaliers des voies de droit, les brigands de la République drapés de
peaux de chèvres, s’engouffrent dans les ascenseurs pour mûrir leurs plans cyniques et mieux planter leurs
couteaux sur le dos du peuple meurtri ! Avant Madiambal, d’autres dignitaires de l’ancien régime s’étaient
débrouillés pour prendre la poudre d’escampette : MM. Doudou Ka, Mame Mbaye Niang, Mamour Diallo et tutti
quanti. Partout dans le monde, l’Etat et la démocratie servent ouvertement ou non, les intérêts ou de la minorité
des possédants exploiteurs ou au contraire, ceux de la majorité des masses populaires spoliées, exploitées,
appauvries, abusées et méprisées. L‘actuel président américain, Donald Trump, en fournit une parfaite et
brutale illustration, poussée jusqu’à la fascisante caricature.
Telle est la vérité des faits qu’aucun mackyllage ne saurait effacer, « dette cachée ou inscription erronée», peu
importe. Les adeptes de la démocratie néocoloniale de chez nous, pour freiner ou endiguer la marche en avant
de la révolution du 24 mars, s’emploient systématiquement à lancer en chœur leurs litanies effrayées contre
« les dérives autoritaires, la justice des vainqueurs, la volonté d‘étouffer toute voix discordante, l’acharnement
politique et la dictature du Parti-Etat pastéfien », et j’en passe, paravent derrière lequel ils espèrent s’abriter
pour continuer à débiter impunément, sous couvert de liberté d’opinion ou d’expression, leurs diffamations,
injures nauséabondes et autres manœuvres de désinformation. Mais peuvent-ils seulement nous citer un seul
exemple au monde de pays qui pratique « la justice des vaincus » ou qui confie la direction politique de l’Etat

au parti défait à la suite de l’expression libre et claire de la volonté du peuple ? Ce peuple, dans notre pays,
souffre et il a bien hâte de sortir du gouffre. La question n’est pas tant la difficile situation économique,
financière et sociale actuelle, mais plutôt quelle est la source de ce fléau et comment s’en débarrasser dans les
meilleures conditions et les plus brefs délais. Avec la conscience nette en même temps de la lourdeur de la
tâche, qui demande patience, travail, endurance et sacrifice pour bâtir ce Sénégal souverain, juste et prospère
dans une Afrique unie, libre et de progrès auxquels nous aspirons tous et toutes. Accélérer le pas est donc une
exigence populaire largement partagée.
Alors au pas de charge Institutions nationales investies de responsabilités à assumer au nom du peuple
souverain ! Au pas de charge pour la reddition des comptes, sur le double registre des crimes de sang et des
crimes financiers ! Malgré naturellement les cris d’orfraie des vandales au cœur du pillage de la République,
de leur patron en particulier, qui a le temps et le toupet de parader de- ci de là aux frais du contribuable
sénégalais ! Et qui en plus, ose parler de vendetta ou de représailles ! Mais le peuple n’a pas la mémoire courte
et Son Excellence ne perd rien pour attendre de répondre de ses crimes devant la Haute Cour de Justice ! Oui,
pour le salut du Sénégal aujourd’hui et demain, quels que soient leurs rangs ou leurs titres, tous les voleurs de
la République doivent rendre gorge, tous les criminels de sang doivent être châtiés de façon exemplaire,
comme tout Chef d’Etat coupable de haute trahison doit rigoureusement répondre de ses actes devant la
Justice et devant le Peuple.
Devrons-nous d’ailleurs continuer de brandir le principe de la « présomption d’innocence », au risque de laisser
le loisir aux criminels endimanchés de mûrir plus ou moins tranquillement leurs sombres desseins et autres
plans sordides ? N’y a-t-il pas lieu de mieux circonscrire le concept ou même véritablement de changer de
paradigme ? En vérité, c’est bien parce qu’un justiciable X est présumé coupable que par exemple, une
interdiction de sortie du territoire est établie et servie à son encontre, même s’il reste simplement « présumé »,
c’est-à-dire supposé être coupable, en attendant d’être déclaré définitivement ou coupable ou innocent, au
terme d’une décision définitive de justice. Choisir entre « présumé innocent » ou « présumé coupable »,
n’est guère innocent dans le fond. Les réalités et la vérité de la lutte ouverte des classes en cours dans notre
pays militent pour un changement opportun de paradigme. Il s’agit ce faisant, de rompre efficacement avec le
ronronnement démobilisateur du démocratisme bourgeois et petit-bourgeois, tunnel sans issue dans lequel
veulent nous enfermer tous les criminels sommés hic et nunc de rendre compte de leur gestion calamiteuse
des affaires du pays. Des procédures d’urgence ouvertes devant la justice, doivent permettre de procéder à
temps,
à tous les niveaux requis, à la confiscation, à la saisie ou à la mise sous scellé des biens, comptes bancaires et
patrimoines des délinquants de la République poursuivis ou identifiés, au retrait de leurs passeports, à la
suspendre de tous avantages et privilèges accordés, autant de mesures conservatoires, entre autres, destinées
à amener les malfaiteurs à cesser leur wiiri-wiiri trompeur, afin que soit rendu à César ce qui appartient à
César et que les vaches soient bien gardées contre tous les bukki qui rodent. L’adage ne dit-il pas qu’il vaut
mieux prévenir que guérir ? A bon entendeur, salut !
Dakar, le 02 octobre 2025

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