Par Mamadou Sèye
L’arrivée des Lions ce lundi a prolongé l’émotion de la finale bien au-delà du rectangle vert. A la coupée de l’avion, le Président de la République Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko étaient là, ensemble, pour accueillir l’équipe nationale. A leurs côtés, des membres du gouvernement et des députés de diverses sensibilités, dans une scène rare de convergence républicaine. Le message était clair : au-delà des divergences, la Nation se retrouve quand l’essentiel est en jeu.
Ce moment est venu faire écho à ce que les Sénégalais avaient déjà ressenti la veille, devant leurs écrans. Lors de la finale contre le Maroc, les images de Diomaye et Sonko, côte à côte, suivant le match avec la même tension, la même espérance, avaient profondément marqué l’opinion. La présence de la première épouse du Président et de son fils, qui porte le nom de Sonko, ajoutait à la charge symbolique. Tout y était : l’histoire partagée, la fidélité, la continuité.
Au coup de sifflet final, ils se sont tombés dans les bras l’un de l’autre, dans une joie simple, non feinte. Puis ensemble, ils ont marché vers les grilles du Palais de la République pour aller à la rencontre des populations venues communier avec leurs dirigeants après la victoire. Une scène forte, presque pédagogique, dans un contexte où certains s’évertuent à fabriquer des brouilles, à suggérer des fractures là où le peuple voit surtout une complémentarité.
L’accueil des « Lions » à l’aéroport est venu confirmer cette évidence. Le sport, une fois encore, a joué son rôle de révélateur politique et social. Il a montré ce que les Sénégalais attendent : des dirigeants unis sur l’essentiel, capables de dépasser les calculs et les égos pour incarner une direction commune.
Dans l’intimité de sa conscience, le Président Diomaye Faye a sans doute mesuré, à la lumière de ces scènes successives, que le duo qu’il forme avec Ousmane Sonko demeure le schéma le plus largement plébiscité par la population. Non par culte des hommes, mais par besoin de stabilité, de cohérence et de lisibilité dans l’action publique.
Ceux qui gravitent en dehors de ce parcours ne doivent en aucune façon devenir des facteurs de perturbation de la tranquillité nationale. Le Sénégal sort de séquences éprouvantes. Il aspire désormais à la sérénité, au travail et à la projection vers l’avenir, non aux intrigues nourries par la transhumance politique et l’opportunisme.
Comme les « Lions » sur le terrain, Diomaye et Sonko peuvent et doivent venir à bout de leurs contradictions, réelles ou supposées. Le football l’a montré : quand l’équipe reste soudée malgré la pression, la victoire devient possible. Transposée au champ politique, cette leçon vaut de l’or.
Sonko et Diomaye qui s’entendent, c’est une perspective de stabilité durable, de continuité assumée et de confiance populaire renouvelée. Dans ce scénario, le peuple sénégalais peut continuer à faire preuve de résilience et envisager l’avenir avec espoir.
Les « Lions » ont gagné un trophée. Mais, à travers leur retour et l’accueil qui leur a été réservé, ils ont aussi offert au pays une image précieuse : celle d’une Nation qui gagne quand elle se rassemble.