Il y a des qualifications qui valent plus qu’un simple billet pour le tour suivant. Celle du Sénégal appartient à cette catégorie. Elle raconte une leçon de football, mais surtout une leçon de caractère.
Après deux défaites, les « Lions » étaient donnés pour morts. Les calculs étaient défavorables. Les commentaires pessimistes se multipliaient. Beaucoup avaient déjà tourné la page. Eux ont choisi de continuer à écrire l’histoire.
Face à l’Irak, ils n’ont pas seulement gagné. Ils ont refusé la résignation. Cinq buts, une démonstration, une différence de buts complètement renversée et, surtout, un message adressé au monde : tant qu’il reste une minute à jouer, le Sénégal se bat.
Puis est venu le temps de l’attente. Cette attente si particulière où l’on dépend des résultats des autres. Le match nul entre l’Égypte et l’Iran a finalement ouvert les portes des seizièmes de finale aux Lions. Mais ne nous trompons pas : cette qualification ne leur a pas été offerte. Ils sont allés la chercher eux-mêmes en faisant exactement ce qu’il fallait lorsqu’ils étaient sur le terrain.
Cette nuit, le football a rappelé une vérité que l’on oublie trop souvent : les plus grandes victoires naissent parfois après les plus grands doutes. Ceux qui abandonnent avant la fin n’écrivent jamais les plus belles histoires.
Le Sénégal est aujourd’hui en seizièmes de finale. Désormais, les compteurs sont remis à zéro. Les calculs disparaissent, les regrets aussi. Il ne reste que le football, le vrai, celui où tout devient possible.
Les Lions ont retrouvé leur rugissement. Et lorsque le Sénégal rugit, personne ne peut prédire jusqu’où il ira.
PROMEDIA