Détente-« KIIRAAY » : le parti qui a déjà besoin d’un traducteur!

Par Mamadou Sèye

Le nouveau parti présidentiel n’a même pas encore commencé sa carrière politique qu’il est déjà confronté à sa première crise… de vocabulaire.

On croyait que les premières polémiques porteraient sur son programme, son idéologie ou ses dirigeants. Que nenni ! Les Sénégalais débattent d’abord… du sens de son nom.

Depuis qu’il a été dévoilé, linguistes, professeurs de wolof,internautes et simples curieux se livrent à un véritable concours d’explications. Chacun sort son dictionnaire, son grand-père, son marabout ou son instituteur pour expliquer ce que signifie réellement « Kiiraay ».

Les plus taquins affirment que le mot choisi ne renvoie pas à la protection, mais plutôt à ce qui cache ou dissimule. D’autres rétorquent que c’est « Kiirlaay » qui exprime l’idée de protection. En quelques heures, le débat politique s’est transformé en cours magistral de linguistique.

Les réseaux sociaux, eux, ne font aucun cadeau. Une plaisanterie revient sans cesse : « Le parapluie est indispensable pendant l’hivernage. Mais dès que le soleil revient, chacun le replie et le range dans un coin. » Voilà une métaphore que les internautes semblent savourer.

Cette histoire rappelle une vieille leçon : avant de déposer les statuts d’un parti, il vaut parfois mieux consulter un linguiste que dix communicants. Un nom est une identité. Lorsqu’il prête à confusion, ce sont les adversaires qui se chargent d’écrire les premiers slogans.

Au fond, ce lancement restera peut-être dans les annales. Non pas parce qu’il aura bouleversé le paysage politique, mais parce qu’il aura réussi l’exploit de faire parler davantage les dictionnaires que les programmes.

Décidément, ce nouveau parti n’a pas encore tenu son premier meeting… mais il a déjà remporté haut la main son premier championnat national de jeux de mots.

Bon dimanche à tous ! Et surtout, avant de baptiser un parti politique, vérifiez toujours l’orthographe… et le sens. Les réseaux sociaux, eux, ne pardonnent jamais.

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