CAN de football

Déplumer les « Aigles »

  Tanger (Maroc) – Le coach belge des « Aigles » du Mali Tom Sainfet veut en faire « une guerre » ; mais son homologue sénégalais préfère rester sur le terrain et s’en tenir à l’aspect durement sportif de ce vendredi 9 janvier. « C’est juste un match », a-t-il clamé en conférence de presse. Un quart de finale de CAN, le premier de l’édition « Maroc 2025 », prévu à partir de 16 heures au stade Ibn Batouta de Tanger. Et donc un match à gagner pour se rapprocher de la finale du 18 janvier prochain à Rabat.

  Le Mali, unique équipe parmi les 8 encore en lice à n’avoir jamais remporté le trophée continental, rêve d’une grande première africaine. « C’est notre objectif depuis le début. Notre heure est venue », a soutenu Sainfiet. Les « Lions » sont avertis. En face, ils auront des adversaires résilients, qui savent souffrir pour parvenir à leurs fins. Ils n’ont certes enregistré que des matches nuls dans cette CAN, n’ont éliminé la Tunisie qu’aux tirs au but en huitièmes de finale mais ils ont toujours fait preuve d’une « grosse force de caractère » et d’un « mental à toute épreuve ». Comme face aux « Aigles de Carthage » lorsque, réduits à 10 puis menés au score, ils sont su revenir à la marque pour s’imposer aux tirs au but.

  C’est ce sacré client qui se dressera sur la route du Sénégal. Ce ne sera que la 2e fois que les équipes se feront face en CAN. La première, en 2004 en Tunisie en match de groupe, avait été sanctionnée d’un nul (1 but partout). Ce vendredi, il y aura forcément un vainqueur. Le Sénégal, après une première phase assez convaincante, se présentera en position de favoris. Mais il lui faudra éviter les errements qui jusqu’ici ont parfois terni ses prestations. « Il faudra garder un équilibre défensif, mais surtout être efficace devant les buts », a promis Pape Thiaw, le sélectionneur des « Lions ». La victoire espérée passera certainement par ces réajustements.

  Le Mali prétend n’avoir pas peur du Sénégal, mais il se prépare, d’après son coach, à faire durer le suspense aussi longtemps que possible. Aller jusqu’aux prolongations, voire aux tirs au but – comme contre la Tunisie – tout en n’excluant pas de possibilité de jouer un tour à son voisin. Cependant, Pape Thiaw et son milieu de terrain Pape Guèye sont décidés à jouer leur jeu, à faire respecter la hiérarchie et à s’inviter dans le carré d’as. « Un derby, ça se gagne », a clamé le coach. Même si ce sera tout sauf facile, les « Lions » savent disposer de suffisamment d’arguments pour plumer les « Aigles ». Surtout qu’ils devraient enregistrer le retour de leur défenseur central et capitaine Kalidou Koulibaly, suspendu lors du précédent match. 

Correspondance particulière de Hasaan Bengelloun

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