Mention honorable, avec les… encouragements du jury
D’ordinaire, la « Mention honorable » obtenue au sortir d’un examen est accompagnée de l’appréciation « Avec les félicitations du jury » pour magnifier la très belle qualité du travail. Pourtant, voici un candidat qui vient d’obtenir la note de 9/10 – un score honorable dans l’absolu – et qui ne peut objectivement avoir droit qu’à des… encouragements du jury. Tel est le paradoxe apparent du football africain qui vient de placer au second tour 9 de ses 10 représentants à la Coupe du monde « États-Unis – Mexique – Canada 2026 », la Tunisie étant la seule à ne pas survivre au premier écrémage malgré le changement d’entraîneur (Hervé Renard à la place de Sabri Lamouchi) dès après la première déconvenue (1-5 contre la Suède).
Une performance « historique » forcément, puisque pour la première fois, la compétition se dispute à 48 équipes. Tout comme le sont la première qualification de la Côte d’Ivoire au second tour à sa quatrième participation, celle de la RD Congo, 52 ans après la Bérézina de son baptême du feu en 1974 en Allemagne, et surtout celle du Cap-Vert pour sa toute première expérience au plus haut niveau. C’est dire qu’il faut savoir raison garder, relativiser et ne pas trop vite s’enflammer. Surtout que, des neuf futurs représentants de l’Afrique en phase à élimination directe, aucun n’a terminé premier de son groupe. Et qu’en dehors de la Côte d’Ivoire, aucun de ceux qui ont fini deuxièmes de leurs poules (Afrique du Sud, Cap-Vert, Égypte et Maroc) ne sera accompagné en seizièmes de finale par celui qui le suit au classement (le troisième donc). Tous les autres sont passés dans la charrette des meilleurs troisièmes.
S’il faut donc se féliciter que le contingent africain n’ait pas été décimé au sortir des premiers échanges, c’est à partir de ce dimanche et du début des rencontres à élimination directe qu’on pourra réellement les juger. Jusqu’ici, ce n’étaient réellement que des escarmouches, une sorte d’échauffement. C’est maintenant que « les choses sérieuses » commencent, pour parler comme un ancien éminent présentateur de la télévision sénégalaise. Et c’est à l’Afrique du Sud que revient l’honneur d’ouvrir le bal dès cette nuit. Après avoir ouvert la compétition (et perdu 0-2) contre le Mexique, l’un des trois pays coorganisateurs, les « Bafana Bafana » seront opposés au deuxième, le Canada, et chez le troisième, les États-Unis, à 21 heures à Los Angeles. C’est-à-dire sur terrain neutre ; ce qui accroît les chances de Williams et de ses partenaires de bien se comporter.
Mais d’ores et déjà, on a coché les gros chocs de mardi entre, d’une part, le Maroc et les Pays-Bas et, d’autre part, la Côte d’Ivoire et la Norvège. Mais du lot, ce sont certainement la RD Congo et le Cap-Vert qui ont tiré le gros lot avec, pour adversaires, respectivement l’Angleterre et l’Argentine, championne en titre…
Le programme des seizièmes de finale des représentants africains :
Dimanche 28 juin à 21h00 : Afrique du Sud – Canada (Los Angeles)
Mardi 30 juin à 01h00 : Pays-Bas – Maroc (Monterrey) ; à 19h00 : Côte d’Ivoire – Norvège (Dallas).
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