Quand la vérité étrangle le mensonge : le cas Cheikh Omar Diagne

Par Mamadou Sèye

Il faut parfois se pincer pour croire les énormités que certains individus balancent dans l’espace public, convaincus qu’à force de répéter un mensonge, il finira par devenir vérité. Cheikh Omar Diagne en a encore donné la preuve avec sa sortie pour fustiger Ousmane Sonko, au motif que ce serait la première fois qu’un Premier ministre va présenter un plan de redressement à la diaspora. Une falsification grossière de l’histoire récente de notre pays.

Car enfin, les exemples ne manquent pas. Idrissa Seck, du temps où il était à la Primature, avait multiplié les déplacements à l’étranger pour défendre le Plan Omega et rencontrer la diaspora. Macky Sall, Premier ministre sous Abdoulaye Wade, avait lui aussi présenté des projets d’infrastructures devant des communautés sénégalaises installées en Europe. Même Abdoul Mbaye, à peine nommé Premier ministre en 2012, avait tenu à rassurer la diaspora sur la nouvelle gouvernance de Macky Sall. Ce n’est donc ni une première, ni une audace inédite.

La différence est ailleurs, et c’est là que le mensonge de Cheikh Omar Diagne s’effondre. Aucun de ces prédécesseurs ne pouvait avoir la prétention de remplir un stade entier à l’étranger pour parler de redressement économique. Ce que Sonko a fait en Italie, c’est plus qu’un déplacement technique : c’est une démonstration politique et populaire. Une communion entre un leader et une diaspora mobilisée, consciente d’avoir en face d’elle un homme qui ne parle pas en technocrate froid mais en porte-voix de la Nation tout entière.

Et la meilleure réponse à ce mensonge n’est même pas venue de Sonko lui-même, mais de la diaspora. A peine les diaspora bonds lancés, la plateforme a été prise d’assaut par des souscripteurs enthousiastes, au point de provoquer un bug. Ce n’est pas un détail technique : c’est la preuve éclatante d’une confiance, d’un engagement et d’une adhésion concrète à l’appel du Premier ministre. Il n’y a qu’Ousmane Sonko pour réussir un tel pari.

Il faut aussi souligner un point essentiel : Ousmane Sonko agit en parfaite intelligence avec le Président Bassirou Diomaye Faye et sous son autorité. Loin d’être une initiative solitaire, cette démarche s’inscrit dans une stratégie coordonnée au sommet de l’Etat, où le Président et son Premier ministre avancent en tandem. C’est la première fois dans l’histoire politique récente qu’un Président et son chef de gouvernement affichent une telle complémentarité dans l’action. C’est cette synergie qui donne sa force au projet de redressement national et qui inspire confiance à la diaspora.

En vérité, c’est cela qui dérange : lorsqu’Ousmane Sonko parle, les Sénégalais l’écoutent. Et quand il se déplace, les foules se déplacent. Voilà ce que Cheikh Omar Diagne ne pourra jamais comprendre, lui qui n’a ni base militante, ni production théorique, ni parcours académique solide lui permettant d’aborder sérieusement ces sujets. Ses attaques relèvent moins de l’analyse que de la frustration pure et simple.

Mais qu’il se rassure, chaque sortie de ce genre produit l’effet inverse. Car les Sénégalais savent faire la part des choses. Ils voient bien que la charge contre Sonko ne repose sur rien, tandis que chaque jour, la lumière est faite sur la gabegie, les détournements et le saccage méthodique de nos ressources par l’ancien régime. Dans ce contraste brutal, Ousmane Sonko apparaît comme un sauveur.

Et c’est pourquoi, quoi qu’en disent ses détracteurs, le Premier ministre a déjà gagné une bataille : celle de la confiance populaire. Une confiance qui se mesure non dans les salons feutrés, mais dans les stades pleins à craquer de la diaspora sénégalaise et jusque dans les plateformes d’investissement prises d’assaut par ses compatriotes de l’étranger.

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