La révolte des « Lions », même s’ils doivent encore attendre
Un but d’Habib Diarra dès la 4e minute. Un avantage numérique à partir de la 12e minute avec l’expulsion directe du défenseur central irakien ! On ne pouvait espérer meilleure entame d’une rencontre à gagner impérativement et le plus largement possible… Sauf que, soudain et inexplicablement, le jeu des « Lions » se délita d’un coup. Et resurgirent à la surface les douloureux souvenirs du huitième de finale de la CAN en Côte d’Ivoire lorsqu’après avoir ouvert très tôt le score face à des « Éléphants » fraîchement revenus d’enfer, les « Lions » avaient tout d’un coup « perdu le fil », ainsi que leur coach d’alors l’avait diagnostiqué a posteriori.
Comme tétanisés par ce scénario (inattendu ?), les joueurs de Pape Thiaw perdaient leur jeu à mesure que le match avançait. Les Irakiens sortaient la tête de l’eau, prenaient les choses en main. Les « Lions » d’en face, ceux de la Mésopotamie, se baladaient, dominaient leurs adversaires de la savane tant techniquement que dans la mobilité et la possession du ballon. À se demander qui était en infériorité numérique.
Si bien qu’à la pause, on s’est demandé qui nous avait changé nos « Lions » ? Le coach Pape Thiaw a-t-il poussé une gueulante dans les vestiaires ou, simplement, les champions d’Afrique en titre se sont-ils subitement rappelés qu’ils avaient un rang et un statut à défendre et à honorer ? Toujours est-il que les Sénégalais débutent la seconde période avec des arguments plus tranchants et une véritable envie de bouffer ces Irakiens qui avaient somme toute beaucoup couru. Et bien vite, ce fut le déluge avec comme maître artificier un Pape Guèye, certainement revanchard pour avoir connu les « affres » du banc au coup d’envoi de ce match.
Tout l’inverse du premier match face à la France lorsqu’après une première période de bonne qualité, les « Lions » avaient curieusement perdu pied. Cette fois, ils avaient le feu aux pieds. À l’arrivée, un cinglant 5-0, le plus large score réalisé par une équipe africaine en Coupe du monde.
Le boulot est fait : gagner et largement pour se remettre dans le sens de la qualification parmi les huit meilleurs troisièmes des douze poules. Même si Pape Thiaw estime que son équipe « pouvait mieux faire ». Sur cette rencontre, en tout cas, ses hommes ont grosso modo fait ce qu’ils avaient à faire. Ils ont gommé leur goal-average, négatif avant cette rencontre (moins 3) et désormais positif (plus 2). Il leur reste donc à attendre les résultats des troisièmes et dernières rencontres des autres groupes pour savoir s’ils seront en seizièmes de finale ou pas.
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