Avertissement!
Les « Bafana Bafana » d’Afrique espéraient, dans le pire des cas, revivre le
même scénario que 16 ans jour pour jour plutôt, lorsqu’en ouverture de « leur »
Coupe du monde le 11 juin 2010, ils avaient fait match nul (1 but partout face au
Mexique). Ils croyaient d’ailleurs tenir ce qui aurait été une belle victoire après que
Siphiwe Tshabalala eut envoyé un missile longue portée au fond des filets
mexicains (55e mn).
Mais Raphael Marquez, alors élégant et teigneux défenseur
du FC Barcelone avait tout remis en cause à l’entrée des 10 minutes de la partie.
Ce mardi, à l’Estadio Azteca de Mexico, les Sud-Africains comptaient au moins
rendre la monnaie de leur pièce à leurs hôtes mexicains. Mais, apparemment
cette cuvée conduite par l’expérimenté technicien belge Hugo Broos n’est pas du
même tonneau que sa devancière de 2010 emmenée par le coach brésilien
Carlos Alberto Pareira. En tout cas, au vu de ce qu’elle a produit ce jour. Absences
et approximations défensives, relances hasardeuses du pourtant très bon gardien
de but Ronwen Williams, agressivité mal contenue, inefficacité offensive… Ce
cocktail pouvait difficilement déboucher sur autre chose que ce 0 – 2 en plus de 2
cartons rouges directs (même si la partie adverse en a aussi récolté un).
Pour espérer passer au second tour, les « Bafana Bafana » devront être plus
conquérants et réalistes lors de leurs prochaines sorties dans le Groupe A, face
respectivement à la Tchéquie jeudi prochain et une semaine plus tard contre la
Corée du Sud. Premier pays à avoir organisé la Coupe du monde de football sans
avoir passé le premier tour en 2010 donc (avant le Qatar, il y a quatre ans),
l’Afrique du Sud ne peut se permettre, pour sa quatrième présence au plus haut
niveau après 1998, 2002 et 2010, d’être encore définitivement éconduite après
seulement 3 matches.
Cette entrée en matière ratée de la première équipe africaine à débuter cette
compétition devrait servir d’avertissement et dire beaucoup de choses aux 9
autres qui sont sur le taquet. Il ne suffira pas d’être motivé, il faudra être le plus
irréprochable possible, commettre le moins d’erreurs possibles et saisir la moindre
chance de faire mal à l’adversaire. Cette Coupe du monde « géante » avec 48
prétendants à la succession de l’Argentine qui se dispute, pour la première fois
dans trois pays (dont deux pays – continents, le Canada et les Etats-Unis, en plus
du Mexique) ne sera certainement pas, au vu de tout ce qui s’est passé en amont,
« la plus réussie de tous les temps » comme le prétend le président américain
Donald Trump. Mais elle pourrait être l’une des plus disputées. Il faudra donc être
au top.
Message transmis au Maroc, première équipe africaine à avoir atteint les demi-
finales de l’épreuve en 2022 au Qatar et qui, samedi se frottera à l’ogre brésilien à
New York. Surtout que les « Lions de l’Atlas » devront faire sans deux éléments
importants : Aguerd (blessé à l’aine depuis des mois) et Ezzalzouli (blessé au
genou durant la préparation).
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