Penalty, la chronique Coupe du monde

Si les « Lions » règlent leurs errements défensifs

Il est enfin là, ce 16 juin 2026 coché en rouge depuis le 5 décembre dernier et le
tirage au sort, à Washington DC aux Etats-Unis, des poules et rencontres de la
23e Coupe du monde de football. Ce 16 juin où les « Lions » croiseront les
« Bleus » de France pour lancer leur compétition dans le Groupe I. Pour des
retrouvailles chaleureuses (pour ne pas dire chaudes) entre deux équipes qui se
sont plutôt évitées depuis que leurs chemins s’étaient croisés en ouverture la
Coupe du monde 2002, à Séoul en Corée du Sud.
Le verdict de ce match historique (victoire 1 – 0 des vice-champions d’Afrique
d’alors sur les champions du monde et d’Europe en titre) résonne encore dans
toutes les têtes. Celles des Sénégalais pour le symbole et parce qu’il avait porté
les « Lions » jusqu’en quarts de finale pour leur première participation. Celles des
Français aussi, parce qu’à l’inverse, il avait à ce point traumatisé les « Bleus »
qu’ils avaient perdu leur couronne mondiale dès le premier tour, sans avoir inscrit
le moindre but en 3 matches.
Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Et chaque camp a pris du grade.
La France a ajouté un autre titre à son palmarès (en 2018 en Russie, après celui à
domicile 20 ans plus tôt) et le Sénégal a remporté deux couronnes africaines en
2022 au Cameroun et en 2026 au Maroc.
Voici donc que, 24 ans plus tard, les deux équipes se font face au MetLife
Stadium de New York ! La France forte de sa puissance notamment offensive,
même si elle a perdu son dernier match amical de préparation face à la Côte
d’Ivoire (1 – 2). Le Sénégal lesté de quelques inquiétudes, surtout avec son
arrière-garde pas très rassurante, ces temps-ci. De la capacité de la défense des
« Lions » à contenir l’armada offensive adverse dépendra en bonne partie l’issue
de ce match important mais guère décisif. Or, le défenseur central et capitaine
Kalidou Koulibaly n’a plus joué depuis la mi-avril, si ce ne sont les 10 dernières
minutes du match de préparation face à l’Arabie saoudite (0 – 0). En plus
Mamadou Sarr qui l’avait brillamment suppléé en demi-finale et en finale de la
récente CAN face respectivement à l’Egypte et au Maroc, manque cruellement de
temps de jeu depuis qu’il est retourné à Chelsea juste après cette CAN-là. Si bien
que ni son association avec Abdoulaye Seck face aux Etats-Unis ni celle avec
Niakhaté contre l’Arabie saoudite n’ont été réellement convaincantes.
Le coach Pape Thiaw a certes du monde à disposition, mais il lui faudra trouver
la bonne alchimie, les bonnes combinaisons pour faire face. Gommer les récents
errements défensifs sera une bonne base pour bâtir du solide. Car, pour le reste,
son effectif n’a pas grand-chose à envier à celui de Deschamps. Il devra toutefois
trouver le parfait équilibre entre les lignes, mettre en place un système de jeu
cohérent. Dans tous les cas, ses joueurs ont un rang à défendre, un statut à
honorer et une histoire à (ré)écrire. Surtout depuis que trois des dix représentants
africains à ce Mondial ont réussi de belles performances d’entrée : le Maroc qui a
contraint le Brésil au nul (1 but partout), la Côte d’Ivoire qui a brillamment vaincu
l’Equateur (1 – 0) et surtout le Cap-Vert, néophyte à ce niveau, qui a tenu la
dragée haute à l’Espagne, 3e équipe au dernier classement mondial de la FIFA.

Alors c’est au tour des « Lions » de jouer et de briller, comme chantait l’autre.

PROMEDIA

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