Penalty, chronique Coupe du monde

Seize ans après…

Seize ans jour pour jour après, l’Afrique du Sud retrouve le Mexique pour un
match d’ouverture de la Coupe du monde de football. Le 11 juin 2010, dans la
froidure de l’hiver austral, pour « leur » mondial, le premier en terre africaine, les
« Bafana Bafana » étaient opposés à la « Tri », au Soccer City de Johannesburg.
Pour un nul (1 partout) avec un superbe but de Tshabalala contre un, dans les
dernières minutes, de Sanchez.
Ce 11 juin 2026, changement total de décor avec les plus de 20 degrés de
Mexico et son Estadio Azreca. Et d’ambiance aussi puisque les Vuvuzela, ces
fameuses trompettes en plastiques que le monde entier avait découvertes lors du
Mondial sud-africain, sont interdits dans les stades de cette 23e Coupe du monde.

Qu’importe ! Il faudra faire avec. Ou plutôt sans. Et chercher à rectifier la piètre performance de 2010 lorsque, malgré une victoire en match de groupe face à …
la France, l’Afrique du Sud était devenue le premier pays hôte d’une coupe du
monde à ne pas accéder au second tour. En fait, lors de leurs trois précédentes
participations (en 1998 en France, en 2002 en Corée du Sud et au Japon et donc
en 2010 à la maison), les « Bafana Bafana » n’ont jamais franchi le cap des
rencontres de groupe. Un plafond de verre bien trop bas que les protégés de
l’expérimenté coach belge Hugo Broos comptent bien faire voler en éclats cette
fois.
Cette année 2010 – là, malgré ses six représentants (5 qualifiés suite aux
éliminatoires en plus de l’Afrique du Sud pays organisateur) un seul avait survécu
au premier écrémage, le Ghana. Les « Black Stars » avaient même égalé la
meilleure performance africaine d’alors détenue par le Cameroun en 1990 et le
Sénégal en 2002, en parvenant jusqu’en quarts de finale. Sinon, l’Afrique du Sud,
le Nigeria, l’Algérie, le Cameroun et la Côte d’Ivoire avaient tous été recalés après
leurs 3 premiers matches.
Cette fois, aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique, ils seront 10 à défendre les
couleurs africaines. Soit deux fois plus qu’il y a quatre ans au Qatar, du fait du
format de la compétition qui est passé de 32 à 48 équipes. Dix représentants et
autant de chances de briller au plus haut niveau ? On l’espère bien, d’autant que
lors de la précédente Coupe du monde, le Maroc avait atteint une historique place
de demi-finaliste.
Alors l’Afrique se met à rêver, même si ce ne sera pas du gâteau. Cela ne l’a
jamais été. Cette année encore moins, surtout que l’effet de surprise – si tant est
qu’il ait jamais existé – ne sera pas de mise. Des habitués de la compétition
seront encore là : Maroc, Sénégal et Ghana notamment qui ont écrit les plus
belles pages du football africain à ce niveau (en compagnie du Cameroun,
malheureusement recalé) et la Tunisie souvent présente mais rarement
performante. L’Egypte, l’Algérie auteurs de quelques coups d’éclat ; la Côte
d’Ivoire, l’Afrique du Sud et la RD Congo qui retrouve la lumière … 52 ans plus
tard et le Cap-Vert, le grand débutant… Tous peuvent se permettre d’y croire. Le
foot s’est mondialisé et chacun aura son mot à dire. La balle est ronde pour tout le
monde

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